L’ Ickabog de J.K Rowling

Les mensonges s’ajoutaient aux mensonges qui s’ajoutaient aux mensonges. Quand on commençait à mentir, il fallait continuer, et puis c’était comme être le capitaine d’un bateau qui prend l’eau, toujours à combler des trous dans la coque pour éviter le naufrage.

Une déception pour l’adulescente que je suis, mais sans doute un grand plaisir pour les jeunes lecteurs

Haut comme deux chevaux. Des boules de feu étincelantes à la place des yeux. De longues griffes acérées telles des lames. L’Ickabog arrive…
La Cornucopia était un petit royaume heureux. On n’y manquait de rien, le roi portait la plus élégante des moustaches, et le pays était célèbre pour ses mets délicieux : Délice-des-Ducs ou Nacelles-de-Fées, nul ne pouvait goûter ses gâteaux divins sans pleurer de joie ! Mais dans tout le royaume, un monstre rôde…

Si avec la saga Harry Potter, J.K Rowling avait émerveillé petits et grands, avec son monstre, L’Ickabog, elle s’adresse, dans le style, à un public plus jeune. Bien que les sujets de fond soient intéressants, elle n’a pas su toucher mon âme d’adulescente invétérée.

Je dois avouer que j’ai failli abandonner dès les premières pages. Le ton mièvre et guimauve m’a conduit à entendre une voix. Oui, oui, une voix. C’est Chantal Goya qui me lisait le roman et même si point de Coco Lapin ou de Bécassine dans cette histoire sucrée, c’est dans un monde très enfantin et coloré que j’ai été projetée.

Pourtant, ce roman regorge de sujets intéressants : l’amitié, la peur de l’inconnu, la sincérité, la délation… On y trouve même certains parallèles avec des moments sombres de l’Histoire et notamment la manipulation des systèmes de communication. C’est bien cet aspect qui m’a tenu en haleine, curieuse que j’étais de voir l’éventail de sujets alimentant ce conte.

Ainsi, point d’évasion pour ma part, mais si j’ai peiné à l’allumage, la seconde moitié de ma lecture s’est mieux déroulée. Sans doute avais-je digéré ma frustration. Je pense sincèrement que mes a priori ont influencé mon ressenti. Grande fan de la sage HP, je m’attendais à un roman dans la même veine alors que J.K Rowling nous entraîne ici dans un conte enfantin qui s’adresse à un public (bien) plus jeune. J’ai d’ailleurs tenté de le faire lire à mon fils de treize ans qui a vite passé son tour.

L’Ickabog est un vrai roman jeunesse qui s’adresse davantage aux lecteurs de 8 à 10 ans qu’aux ados ou adultes en mal de magie. Toutefois, vu les différents niveaux de lecture, l’emploi d’un vocabulaire parfois soutenu, il me semble qu’une lecture parent/enfant ou en tous cas adulte/enfant permettrait aux petits aventuriers de profiter pleinement de ce voyage en Cornucopia.

L’Ickabog , de J.K Rowling, publié le 12 novembre 2020 chez Gallimard Jeunesse.


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